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Allied and Soviet Air Forces Please use this forum to discuss the Air Forces of the Western Allies and the Soviet Union.

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  #11  
Old 19th July 2009, 21:58
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Bruce Lander Bruce Lander is offline
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Re: F/Sgt.M.Smith 248 Squadron

Hi Chris,

thanks for the information,

Cheers

Bruce
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  #12  
Old 1st February 2010, 16:21
martintwigg martintwigg is offline
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martintwigg is on a distinguished road
Re: F/Sgt.M.Smith 248 Squadron

Has anyone got information about 248 squadron from aug 42 to jan 43. My uncle gordon edward twigg was shot down over biscay dec 1 1942.
Many thanks
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  #13  
Old 3rd February 2010, 12:51
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Peter Cornwell Peter Cornwell is offline
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Peter Cornwell is an unknown quantity at this point
Re: F/Sgt.M.Smith 248 Squadron

Interesting thread. I have the following details/comments in relation to the various 1940 claims/losses mentioned and will be grateful for any further input and/or revisions:

May 18, 1940: AC 2 Potez 631. Shot down by Blenheims of No. 248 Squadron following skirmish with a Ju88 of 8./KG30 and ditched in the sea off Nieuport 4.30 p.m. Possibly that attacked by F/L A.W. Pennington-Leigh.SM Domas and SM Le Thomas killed. Aircraft a write-off.

May 18, 1940: AC 2 Potez 631 (169). Shot down by Blenheims of No. 248 Squadron following skirmish with a Ju88 of 8./KG30 over Nieuport and crashed in flames in the sea off De Panne 4.30 p.m. Possibly that attacked by P/O E.H. McHardy.Mtre J. Dupont missing. SM Le Bot baled out wounded, fired on by allied troops while in his parachute and man-handled on landing, but treated at the Hôtel de l’Océan and later captured. Aircraft lost.
This was by no means an isolated or even uncommon occurrence in these desperate times. British crews involved in this tragic incident were convinced that they had attacked Bf110s, while the sole French survivor was equally sure that he had been shot down by Ju88s.(Source: The Battle of France Then & Now as amended.)

September 28, 1940: 2./KüFlGr. 406 Dornier Do18G-1 (0884). Ditched off the south-west coast of Norway due to engine failure during reconnaissance sortie 8.30 p.m. Crew all rescued from dinghy, BO Oberlt zur See Gerhard Meyering injured, rest of crew unhurt. Aircraft K6+JK 100% write-off.
The time of loss seems to preclude any connection with the Do18 engaged earlier in the day by P/O Bennett of No.248 Squadron during a sortie 0845-1031 and for which no claim was actually made.

October 3, 1940: Wekusta Ob.d.L. Dornier Do17Z-2 (2547). Crashed on landing damaged in attack by No.248 Squadron Blenheim (P/O A.L. Fowler) during weather reconnaissance sortie over the North Sea off Sumburgh 8.30 a.m. BO Reg. Rat. [ ] Heinrich wounded, rest of crew unhurt. Aircraft T5+JU 60% damaged - write-off.

October 20, 1940: 1./KüFlGr. 406 Dornier Do18D-3 (0801). Damaged in action with Blenheim of No.248 Squadron (P/O G.M. Baird) during reconnaissance off south-west coast of Norway and ditched 80 miles west of Haugesund 10.05 a.m. Crew all rescued unhurt by Do18 K6+KH. Aircraft K6+DH 100% write-off.

November 4, 1940: 2./KG26 Heinkel He111H-3 (3171). Crashed and burned out at Skjørestadfjell, near Sandnes, south-east of Stavanger-Sola airfield, on return from sortie; cause unknown. FF Uffz Josef Mendler, BO Oberfw Otto Stuckmann, BF Uffz Erhard Reisch, and BM Uffz Wilhelm Zeckey all killed. Aircraft 1H+HK 100% write-off.
The aircraft credited to P/O Atkinson and P/O Garrad of No.248 Squadron by Foreman on the previous day. All my sources indicate that this loss occurred on November 4 ?
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  #14  
Old 3rd February 2010, 13:22
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Chris Goss is on a distinguished road
Re: F/Sgt.M.Smith 248 Squadron

Martin: PM me as I have the information on his loss
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  #15  
Old 4th February 2010, 19:09
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Re: F/Sgt.M.Smith 248 Squadron

Sgt G E Twigg & Sgt J Brook were th crew of Beaufighter EL360/WR-A of 248 Sqn. It and 2 Beaus from 248 and 2 Beaus from 235 Sqn were shot down by Oblt Bruno Stolle, Fw Rudolf Eisele (2) and Uffz Leopold Groiss (2) of 8/JG 2
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  #16  
Old 6th February 2010, 18:21
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arnaud arnaud is offline
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Re: F/Sgt.M.Smith 248 Squadron

Extracted from "Les Victoires de l'aviation de chasse française" tome 1 published in 2004 ! by Arnaud Gillet... This work will be translated in English soon but unfortunately, this is only in french...


Vers 14.00, le groupe II/8, l’AC 2 et le Squadron 248 envoient plusieurs appareils à leur secours.
Le Squadron 248 et le groupe II/8 interceptent d’abord un Junkers 88 de la 8./KG 30 :
« Trois Blenheim en formation à 5.000 pieds couvrent « Le chasseur de l’Arctique [1] » en cercle en une large ligne sur l’arrière.
Un grand convoi au loin évoluait le long de la côte au Sud-Ouest de Nieuport, et un avion non identifié est aperçu en glissant au-dessus et en-dessous du plafond nuageux à 10.000 pieds préparant apparemment une attaque du convoi. Les trois Blenheim, tout de suite, montent vers l’avion ennemi, un Heinkel 111 type V (lire Junkers 88), qui aussitôt prit pour cible un grand paquebot gris isolé et commença son bombardement en piqué. L’avion ennemi lâcha ses bombes à 2.000 pieds, mais manqua sa cible d’environ trois cents mètres. Les Blenheim suivirent le Heinkel (lire Junkers 88) et le mitrailleur arrière du « G » tira une longue rafale de soixante-quinze cartouches. Des balles traçantes furent vues entrer dans le fuselage de l’avion ennemi.
L’avion ennemi piquait aussi vite que les Blenheim incapables de se rapprocher pendant le plongeon. Pendant cette chute, les Blenheim « R » et « I » maintinrent leur position à environ deux cents / trois cents mètres en arrière et sur les deux côtés du Blenheim « G ».
Après avoir lâché ses bombes, le Heinkel (ibidem) continua son piqué jusqu’au niveau de la mer larguant les autres bombes à environ mille pieds et changea de cap de 45 °. Lorsque l’avion ennemi poussa au maximum sa vitesse, une traînée habituelle de fumée noire sortit des pipes d’échappement des deux moteurs. Les Blenheim le suivirent jusqu’au niveau de la mer. Le Blenheim « R » alors déclenche ces neuf unités de suralimentation et prend la tête, devant les Blenheim « G » et « I », qui n’étaient pas chargé avec de l’essence à 100 octanes. La poursuite continua pendant cinq à six minutes. Bien que l’indicateur de vitesse du Blenheim « R » indiquait 465 kilomètres à l’heure au niveau de la mer, le Blenheim fut incapable de s’approcher à moins de cinq cents mètres du Heinkel (ibidem) ; plusieurs rafales plein arrière sans aucune déflexion furent tirées à cette importante distance. Ce Heinkel (ibidem) n’avait aucune arme de côté, ni verrière gonflée » (CR Air 50/312 n° 2-3).
Ce sont les Bloch du groupe II/8 qui l’achèvent au large d’Ostende [2]. A l’exception du sous-lieutenant Siegfried Jung, l’équipage est porté disparu, vraisemblable­ment prisonnier de la carlingue qui repose, désormais, au fond de la mer du Nord [3].
Puis, les Britanniques aperçoivent des bimoteurs [4] plongeant sur des bateaux (16.30). Ce sont en fait les Potez 631 de l’aéronautique navale qui attaquent en piqué des bombardiers s’en prenant à des navires, comme le confirme le capitaine de vaisseau Charles Henri de Levis Mirepoix :
« 16.00, la patrouille d’alerte (Dupont – Domas) décolle contre un bombardier vers Ostende. Cinq minutes après, je décolle en renfort avec Prévost. Nous patrouillons deux heures autour d’Ostende et poursuivons en mer trois appareils [5] que nous n’arrivons pas à rejoindre. Nous ne voyons ni Dupont, ni Domas. Quand nous rentrons, nous apprenons que Dupont et Domas ont été abattus en combat devant Nieuport par des Messerschmitt 110, après avoir descendu eux-mêmes un ou deux ennemis. Seul, le radio Le Thomas (lire QM Jean Bot [6]), blessé, a pu se sauver en parachute. AC 2 assez démoralisée. Dupont était un officier marinier d’élite, très bon chasseur et aimé de tous » (Icare).
Le quartier maître Jean Bot ajoute [7] :
« Au retour, nous apercevons en mer du Nord, au large de La Panne, deux bateaux noirs de monde se dirigeant vers l’Angleterre à grand renfort de sillages… Nous voyons aussi en bonne position, se préparant à les bombarder tranquillement puisque ces navires n’avaient pas de D.C.A., trois bombardiers allemands des Heinkel 111 en file indienne. Nous avons aussitôt engagé le combat. Les avions allemands se séparèrent et larguèrent les bombes à la mer sans toucher les bateaux qui revenaient de loin ! »
Les pilotes du Squadron 248 attaquent les bimoteurs et revendiquent la destruction de deux Messerschmitt 110. Or, aucun appareil de ce type n’est tombé dans ce secteur. Que s’est-il passé ? En fait, les Britanniques ont pris les Potez 631 de l’aéronautique navale pour des Messerschmitt 110 [8] :
« Pendant que le Blenheim « R » poursuivait le Heinkel (lire Junkers 88), le navigateur du « R » attira l’attention du pilote sur un Messerschmitt 110 (lire Potez 631) 2.000 pieds au-dessus et à droite, en train d’effectuer un virage serré, afin de se préparer pour une attaque en piqué. Le pilote du « R » modifia sa course par la droite pour se placer sous l’avion ennemi et pour le forcer à accentuer son plongeon. Au même moment, les deux autres Blenheim changèrent de cap pour attaquer ce Messerschmitt 110 (ibidem) et furent eux-mêmes attaqués par un second Messerschmitt 110.
Ce Messerschmitt 110 (ibidem) réussit à s’échapper, comme le fit un troisième Messerschmitt 110 qui quitta la zone de combat vers l’est à une vitesse très élevée. Le Blenheim « R » vira à droite, et put se soustraire à l’avion ennemi qui, comme un éclair, passa sur le côté gauche. Le « R », immédiatement, tourna à gauche pour se placer dans la queue de l’avion ennemi. Quand le Messerschmitt (ibidem) prit de l’altitude, le Blenheim le poursuivit toujours en grimpant. Le Blenheim « R » déclenchant ces 9 unités de suralimentation, poursuit le Messerschmitt 110 (ibidem) reprenant rapidement de l’altitude jusqu’à près de 9.000 pieds en tirant de temps en temps de courtes rafales. A 8.000 pieds, il vola à l’horizontale et le Blenheim « R » tira de nouveau une rafale ajustée. L’avion ennemi effectuait un demi-tonneau et piqua brutalement vers la mer comme s’il était touché, hors contrôle, mais sortit du plongeon quasi au niveau de la mer, et remonta fortement, toujours suivi de près par le Blenheim.
Le Messerschmitt (ibidem) grimpa à 5.000 pieds et tenta des manœuvres évasives élémentaires par de larges virages à gauche et à droite mais peu efficaces. C’est alors qu’il vira sec par la gauche et le Blenheim tira une longue rafale dans l’avion ennemi à l’endroit où la surface supérieure du plan de l’aile gauche s’assemblait avec le fuselage. Un incendie se déclara à l’intérieur de la cabine et, immédiatement, des flammes tournoyèrent à l’intérieur du cockpit.
Pendant que l’avion ennemi était presque en perte de vitesse, le mitrailleur arrière (quartier maître Jean Bot) rabattit en arrière sa verrière et sortit une jambe sur le côté de l’avion à moitié dans le vide. Les flammes et la fumée l’enveloppèrent lorsqu’il sembla avoir du mal à reprendre quelque chose dans le cockpit. Mais, après quelques secondes, c’est sûr il passa par-dessus bord ; on aperçut son parachute s’ouvrir. On ne sait pas s’il fut capturé.
Mais, maintenant, l’avion était en train de tomber en piqué, les flammes et la fumée noire sortaient abondamment par le cockpit arrière ouvert. Le Blenheim suivit l’avion ennemi en piqué sans tirer et aperçut le pilote (Maître Jean Dupont) lutter avec ses deux mains au-dessus de la tête, essayant d’ouvrir sa verrière. Il n’y arriva pas et son avion pivota et se plaça sur le dos et percuta la mer à un angle abrupt à environ trois miles au large (de Blankenberge [9]). Le Blenheim « R », à ce moment sans munitions, retourna à sa base » (CR Air 50/312 n° 2-3).
Cette méprise coûta la vie à trois aviateurs français [10]. Le quartier maître Jean Bot s’en sort mais à quel prix ! :
« Dupont ayant complètement vidé ses chargeurs, partit chercher la protection de la côte et de la D.C.A. amie et me demanda de recharger les armes (…).
Je plongeai littéralement dans le poste central pour recharger la mitrailleuse et le canon de vingt millimètres de Dupont. Conscient du risque couru pendant cette opération qui laissait notre avion sans surveillance à l’arrière, je m’y étais entraîné plusieurs fois et je le fis évidemment le plus rapidement possible.
Malgré cela, lorsque je repris mon poste, j’eus la désagréable surprise de voir qu’un appareil allemand (un Junkers 88, en fait, lire Blenheim) avait déjà ouvert le feu sur nous. Dupont n’ayant pu le voir venir, il avait déjà terriblement bien réglé son tir. Deux mitrailleuses nous tiraient dessus, chacun d’elles (on voit très bien le tracé des balles) semblant se charger de chacun de nos deux moteurs.
A mon tour, j’accrochai le Junkers 88 (ibidem) à la mitrailleuse mais il me sembla que mes balles ricochaient sur le cockpit de plexiglass constituant l’avant du Junkers 88 (ibidem). Aussi, je m’efforçai d’atteindre plutôt les réservoirs d’essence entre la carlingue et les moteurs.
A ce moment, l’Allemand se mit à tirer au canon et plusieurs projectiles touchèrent notre Potez. Dans le téléphone intérieur, j’entendis Dupont dire : Maman ! puis ce fut le silence. J’appelai par l’interphone mais rien ne répondit. D’autres coups frappèrent le Potezdésemparé et je fus touché aux pieds.
Baissant les yeux, je vis du sang partout et des flammes lécher le fuselage. Déjà, ses deux moteurs en feu, l’avion piquait vers le sol. J’eus beaucoup de mal à me dégager du fait de la pression de l’air l’avion piquant à quelques 600 kilomètre à l’heure, mais je réussis à sauter et à ouvrir mon parachute.
Ce fut alors le grand silence dans le ciel. Je descendais vers la plage de La Panne qui était couverte de monde, civils ou militaire belges, français, anglais et hollandais. J’entendis des balles siffler autour de moi. C’était une sensation nouvelle car en combat aérien, enfermé dans les avions, on n’entend pas les balles. Je cherchai des yeux l’avion qui me mitraillait mais je n’en vis aucun, le ciel était vide. Je compris que les coups de feu étaient tirés du sol. On me prenait peut-être pour un parachutiste allemand. Même si cela avait été le cas, seul je n’aurais pas été bien dangereux ! Les coups de feu continuèrent pendant toute ma descente et mon parachute était criblé de balles à tel point qu’à la fin, je n’osais plus le regarder ! Une vraie passoire… Après avoir joué des suspentes pour éviter la chute à la mer d’abord, puis sur les hôtels de La Panne ensuite, je me recroquevillai pour un roulé-boulé quand une balle me traversa le poignet gauche.
Enfin, je pris pied sur le sable et je criai que j’étais un aviateur français, ce qui ne m’a pas empêché de recevoir un coup de pied au visage, décoché violemment à l’œil droit par un civil pendant que mon parachute me traînait sur le sable. Sans un lieutenant belge qui m’a littéralement fait prisonnier avec sa section et m’a ensuite protégé et transporté jusqu’à l’Hôtel de l’Océan, j’allais me faire lyncher !
Derrière moi, l’avion était tombé dans les flots avec le malheureux Dupont. J’avais vu l’empennage du Potezdisparaître à mes yeux au moment précis où mon parachute s’était ouvert. Notre avion s’est englouti quasiment à la verticale, tandis que celui de Domas avait donné l’impression d’hydroplaner un peu. Aucun parachute dans le ciel, personne à la surface de l’eau (…). »
Quelle tristesse !, mais nous le répétons, l’identification des avions en combat aérien est très difficile et les méprises entre le Potez 631 et le Messerschmitt 110 furent malheureusement monnaie courante [11] !

[1] Nous avons ici traduit le nom de ce navire qui s’appelait en réalité le « Artic Hunter ».

[2] Effectivement le Squadron 248 ne revendique pas cet appareil.

[3] A bord, on trouve le Lt Siegfried Jung (FF, P captivité française), le Gefr Winfried Mebus (Bombesch., ?), l’Obgefr Theo König (Bf, ?) et le Flg Otto Barthels (Bsch, ?).

[4] Les Britanniques identifient ces appareils comme des Messerschmitt 110.

[5] Il s’agit probablement des trois Blenheim du Squadron 248 qui effectue la même mission que les Français (voir plus loin).

[6] Nous sommes en contact avec monsieur Jean Bot qui est le seul survivant de ce combat.

[7] Voir lettre de monsieur Jean Bot du 30 avril 2004 et le rapport de la conversation téléphonique du 5 mai 2004 (archives Gillet).

[8] Les Britanniques et les Français donnent de nombreux éléments concordants qui confortent notre hypothèse d’une malheureuse méprise de la part des Britanniques.

[9] Jean Bot précise : « Je peux certifier que je me suis posé en parachute sur la plage de La Panne à cinquante mètres environ d’un hôtel où j’ai été ausculté une première fois avant d’être transporté en civière à l’hôtel de l’Océan. D’après Monsieur Dupont père, que j’ai vu entre Noël 1943 et le 1er janvier 1944, notre avion a été repéré et balisé à cinq cent mètres environ de l’hôtel premier cité. Mais, toujours d’après monsieur Dupont père, la balise a été arrachée par la tempête en septembre 1940 et les autorités allemandes n’ont plus autorisé la reprise des recherches par la suite » (lettre du 30 avril 2004, archives Gillet).

[10] Il s’agit incontestablement des deux Potez 631 de l’aéronautique navale abattus par le Squadron 248. Les Français identifièrent les Blenheim comme des Messerschmitt 110 ou Junkers 88 pour Jean Bot (unique survivant). Ce dernier certifie seulement que le nez de l’avion avait une verrière ce qui est le cas du Blenheim. Nous excluons le Junkers 88. En effet, nous imaginons mal un bombardier à la poursuite d’un avion de chasse.
Evidemment nous sommes stupéfaits par cette méprise. Les aviateurs à bord des Blenheim ont attaqué de près. Pourquoi n’ont-ils pas vu les couleurs françaises ? Il y a deux explications. D’abord en combat aérien, l’identification des avions est beaucoup plus difficile pour de nombreuses raisons qu’il serait trop long d’expliquer ici. Il existe aussi une autre possibilité toute simple. Les Français en infériorité numérique dans ce secteur ont pu légèrement masqué les cocardes comme l’avait fait Marin-la-Meslée sur son Curtiss n° 217. D’après le quartier-maître Jean Bot, les cocardes n’ont pas été masquées. Il a assisté à l’amerrissage de fortune du Potez de Domas : « L’avion apparemment intact de Domas venait de s’abîmer en mer. Je ne vis personne en sortir, ce qui m’a fait supposer que tous deux, Domas et Le Thomas avaient été grièvement blessés, tués peut-être, par la riposte des Heinkel pendant notre attaque. »

[11] Monsieur Lucien Morareau, spécialiste de l’aéronautique navale écrit : « … je me suis souvenu des entretiens que j’avais eu avec messieurs Billottet, Andrès, Cassé, Didion, Seguin, Graignic, Maulandi, etc… anciens pilotes aux AC 1 et AC 2, pour la plupart disparus maintenant. Il m’avait semblé à l’époque qu’ils n’avaient pas très envie d’évoquer les circonstances de la disparition de Domas et Dupont… et, avec le recul du temps, je me demande s’ils n’étaient pas en fait au courant de ce qui s’était réellement passé, mais ne souhaitaient pas en dire plus ? »
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